Kathleen Whissell-Turner est lauréate du Prix d’excellence en recherche – Étudiant 2022
Mardi 26 juillet 2022
L’étudiante Kathleen Whissell-Turner a remporté le Prix d’excellence en recherche – Étudiant 2022 (niveau doctorat) de la Faculté des sciences de l’éducation pour son projet intitulé Le traitement morphographique des mots composés formés de racines latines et grecques chez les élèves du 3e cycle du primaire.
Ce prix vise à souligner l’implication exceptionnelle en recherche d’une étudiante ou d’un étudiant de 2e ou de 3e cycle inscrit dans un programme de la Faculté. Kathleen Whissell-Turner s’est démarquée par son apport remarquable dans diverses activités de recherche et de transfert de connaissances dans le champ de la didactique des langues. Elle est également chargée de cours à la Faculté et coordonnatrice de l’équipe de recherche ALFA : ECM | Apprendre le français autrement : Enseignons les connaissances morphologiques.

« Cette reconnaissance est extrêmement appréciée. Il ne faut pas se le cacher, la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM jouit d’une excellente réputation, donc, recevoir un prix de cette même faculté, c’est tout un honneur! D’autant plus qu’il y avait d’excellents candidats. C’est également une façon de souligner tout le travail que j’ai accompli et un bon moyen de me propulser vers une carrière universitaire ».
« J’ai terminé la collecte de mes données et je terminerai bientôt leur analyse. Recevoir cette bourse à ce stade-ci, c’est une forme d’encouragement pour la dernière ligne droite et cela me permet de me concentrer exclusivement à la rédaction de ma thèse ».
« Mon projet de recherche est à l’interface entre les neurosciences éducationnelles et la didactique des langues. Il porte sur le traitement morphographique des mots polymorphémiques chez les élèves de cinquième et sixième année du primaire. Ces mots sont composés de morphèmes, la plus petite unité linguistique porteuse de sens. Je me suis penchée sur la façon dont les élèves traitent un mot qui contient des racines latines ou grecques, comme le mot “hexagone”. Est-ce qu’ils l’analysent dans son entièreté ou est-ce qu’ils accèdent d’abord au sens d’hexa, puis au sens de gone, pour ensuite les jumeler et obtenir le sens global du mot »?
« Pour répondre à mes questions de recherche, j’ai utilisé des données comportementales afin d’examiner si les élèves connaissaient ces racines présentes un peu partout dans leurs manuels scolaires. J’ai également fait appel à des mesures psychophysiologiques, dont l’électroencéphalographie, qui me permettaient d’observer l’activité électrique du cerveau générée lors de la lecture ».
« Je suis très fière, car mon travail sur les racines latines et grecques est inédit en contexte francophone. Je suis une des pionnières dans ce domaine et j’aimerais approfondir mes recherches en poursuivant une carrière universitaire. »
Kathleen Whissell-Turner
Kathleen Whissell-Turner mène son projet de recherche sous la direction de la professeure Anila Fejzo du Département de didactique des langues et la co-direction du professeur Julien Mercier du Département d'éducation et formation spécialisées.